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Bon Plans Paris

Do you cupcake in Paris ?

Il est petit, mignon, coquet, souvent extravagant mais toujours tiré à quatre épingles. En quelques mois, il a conquis la capitale pour devenir une vraie vedette de la pâtisserie. Le cupcake, c’est le gâteau doudou, rigolo et réconfortant, quelque part entre la gourmandise des barbapapas de l’enfance et le raffinement des pauses gourmandes vues dans Sex in the City. Un truc de fille, quoi.

A côté, le muffin est déjà ringard, et le macaron… so 2010 (2009 ?). Nous sommes seulement aux prémisses de l’ascension du cupcake, qui a déjà envahi les rayons de Monop’ et de Picard, mais est encore loin d’être représenté dans toutes les boulangeries de France et de Navarre. Et si le macaron peut compter sur Ladurée et Pierre Hermé pour conserver ses lettres de noblesses, qui donc defendra l’honneur du cupcake à Paris ? Parce qu’il faut bien dire que le potentiel gastronomique de ce gâteau venu d’ailleurs est loin d’avoir été démontré. La bataille ne fait que commencer…

Image extraite de l’excellent blog http://parisvsnyc.blogspot.com/

Cupcakes & cheesecakes in Berko

J’ai décidé de mener l’enquête pour savoir si, oui ou non, on pouvait déguster de bons cupcakes à Paris. Première étape de mon périple : Berko, spécialiste des « tartes d’aujourd’hui » (ah bon, la tarte aux pommes est fatalement d’hier ?), adulé ou détesté par les amateurs de cupcakes. C’est parti.

Il y a trois adresses Berko à Paris et en région parisienne ; je choisi celle de Rambuteau, juste derrière le centre Pompidou. L’espace est petit, mais bien organisé : à gauche, les cheesecakes, à droite, les cupcakes. On peut rester manger son gâteau sur place, mais seules deux petites tables sont à disposition.

Le choix s’avère difficile : d’un côté, cheesecakes caramel, crème brulée, oréo, fruits rouges, tiramisu, beurre de cacahuète, banane chocolat… ; de l’autre, cupcakes nutella, M&Ms, carambar, violette, coquelicot, spéculos, et même aux shtroumpfs. C’est une véritable orgie de sucres et de couleurs, de la pure démesure calorique. Et voilà que je faillis déjà à ma mission de test de cupcakes, faible que je suis : je décide de tester un cheesecake (ben oui, que voulez-vous, j’ai toujours peur de tomber sur une crème au beurre écoeurante avec les cupcakes).

tu l’as vu mon shtroumpf ?

Après avoir englouti mon cheesecake citron vert, je n’ai pas eu la force de goûter un cupcake. En fait, le meilleur moment est celui du choix, le moment où les yeux se repaissent de ce paradis sucré à portée de main. Le produit en lui-même n’est pas aussi jouissif. Le cheesecake n’avait rien d’exceptionnel ; un peu trop chaud, et la pâte/crumble du dessous n’était pas assez croustillante. Quitte à faire hurler les puristes, je préfère encore celui du Strabucks, mais c’est un autre débat ; revenons à nos cupcakes.

A défaut d’en avoir goûté, j’ai observé la foule se presser non stop dans la petite boutique. Berko, un succès à faire pâlir d’envie votre boulanger. La clientèle ? Très variée, dont beaucoup de connaisseurs qui expliquent aux petits nouveaux le fonctionnement de la boutique : « tu vois, il faut choisir une taille de boîtes, 6 ou 9 cupcakes, et après on demande les parfums au bar ». Le cupcake est visiblement une passion qui se partage, et de préférence entre filles : beaucoup de groupes d’amies viennent choisir un assortiment de cupcakes à emporter, et repartent ravies – vers une soirée pyjama ? J’ai donc constaté que le cupcake était bien un mode de vie, une philosophie de gourmandise assumée. Etonnant de voir comme notre société adepte de nourriture saine et de produits bio a besoin de se défouler de temps en temps en mordant sans complexe dans un gros morceau de calories imbibé de colorants aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Amusant : en sortant, un jeune homme me demande « excusez-moi, je suis étudiant en école de commerce et je fais une étude sur les cupcakes ; vous les trouvez comment ? » Je ne sais pas, je ne les ai pas goûtés. Mais le cheesecake que j’ai mangé manquait un peu de fraîcheur. « ah ok.. et donc vous aimeriez un truc un peu plus princesse ? » Euh… non. Juste un truc bon.

Je promets de faire un édit très vite sur ce billet dès que j’aurais vraiment goûté un cupcake de Berko. Et je poursuivrai mon enquête avec de nouvelles adresses…

Et vous, le cupcake, ça vous branche ?

Plus d’infos sur le site de Berko

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