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Bon Plans Paris

Bons baisers de Paris Plages

L’été, c’est le moment ou jamais de polémiquer sur des sujets à haute valeur ajoutée. Tenez, Paris Plages par exemple, c’est LE débat des Parisiens en manque d’actualité plus croustillante (bon, ok il y a la bourse, mais passés les « ça remonte », « ça redescends », « en fait la crise c’était pas fini », avouez qu’on n’a plus rien à se mettre sous la dent). Le sujet a toutes les chances d’occuper vos dîners parisiens en cette fin de mois d’août ; il faut donc être prêt(e) à choisir son camp.

D’abord, il y a les pour : c’est sympa pour ceux qui ne partent pas en vacances, ça fait de l’animation en cette période de calme estival, et puis c’est si bon de voir du vrai sable en plein Paris.

Ensuite, les contre : ridicules ces transats qui s’étalent les uns sur les autres, indécents ces gras de bides qui s’exposent au grand jour, insupportables ces touristes qui s’agglutinent sur la voie qui en plus est fermée à la circulation.

Moi, je ne suis ni pour ni contre (oui, je sais, c’est facile). J’ai testé pour la première fois cette année Paris Plages, et même en ayant une idée précise de ce à quoi ça ressemblait j’ai quand même été frappée par la vision insolite de palmiers devant l’Hôtel de Ville. Dingue, de voir des gamins en train de faire des pâtés de sable à deux pas de Châtelet. Et comme Paris voit toujours plus grand, il y a même le château de la Belle au Bois Dormant qui trône devant l’une des buvettes (détail typiquement parisien  : les tours du château sont surmontées de pics de fer pour dissuader les pigeons de se poser dessus…)

La bonne humeur est communicative le long de la voie Georges Pompidou ; les animateurs jouent avec les enfants, les parents font la queue pour une bonne glace, on prend le temps de vivre comme en vacances… pour ma part j’ai fui le haut de la voie, bondé, pour me poser tout au bout, côté Bastille. Il n’y a plus de transats mais un petit air de guinguette, avec une buvette où on peut manger des frites et des crêpes. Beaucoup moins de monde que pour les glaces, croyez-moi.

Le  problème, c’est qu’il ne suffit pas de s’allonger sur son bout de serviette et de fermer les yeux pour se croire sur une île paradisiaque. Et non, car une fois les yeux fermés, on entend plus que jamais le bruit tonitruant de la ville. Paris Plages nous rendrait presque nostalgique, et nous donnerait envie d’aller vraiment à la plage, l’autre plage, celle avec la vraie mer et le bon air frais.

Et vous, plutôt pour ou contre Paris Plages ?

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