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Paris

Tendance : Les jardins à l’honneur à Paris

La formidable expo du grand Palais annonce d’emblée tout simplement son sujet ; ce qui laisse présager à la fois la simplicité de l’angle de vue et la richesse du propos. Et de fait, ce « Jardins », mélange parfait de botanique et d’artistique, n’a pas du tout vocation à nous faire réviser une fastidieuse histoire des espaces végétalisés dans le monde. D’abord parfaitement circonscrite à une époque donnée – de la Renaissance à aujourd’hui – comme à une zone géographique limitée – l’Europe, et plus particulièrement la France -, l’exposition laisse ensuite le visiteur libre de se promener comme dans un vrai jardin, aussi foisonnant que finalement maîtrisé. Peinture, herbiers, objets façon cabinet de curiosité, installations, outils, vidéo, gigantesque et minuscule, tout y est, pour donner à comprendre sans diriger, et du coup, sans grands textes explicatifs, remplacés par des citations bien senties. Celle de l’écrivain tchèque Karel Capek « Il y a cent manières de se créer un jardin : la meilleure est encore de prendre un jardinier. », donne le ton, pragmatique, décalé.

Pablo Picasso, Nu dans un jadin, 1934.
© Rmn-Grand Palais ( musée national Picasso-Paris) / René-Gabriel Ojéda/ Succession Picasso 2022

Du coup, on observe ce que les autres ont observé, de la Petite touffe d’herbe de Dürer aux visions contemporaines du génial photographe allemand Wofgang Tillmans (qui s’expose par ailleurs à la Tate Modern à Londres jusqu’au 11 juin). Et l’on se dit que décidément on ne sait pas regarder, comme quand on découvre l’immense mosaïque de terres multicolores récoltées au bord de la Loire par le Japonais Kôichi Kurita, ou qu’on peut nous tromper comme on veut, au vu des fleurs en verre des Blashka père et fils (plus vraies que nature) et puis même qu’on n’est pas grand-chose, en visionnant un film du studio de Ray & Charles qui remet en perspective l’infiniment petit et l’infiniment grand. Ceux qui n’imaginent pas une grande expo sans monstres d’artistes se seront déjà réjouis de rencontrer quelque Matisse ou Picasso. Ils terminent la visite en prenant leur temps dans une pièce dédiée à la peinture où s’alignent des œuvres sans personnages de Klimt, Caillebotte ou Berthe Morisot. Et tout le monde de ressortir de là, comme après un bon bol d’air. Rassérénés et contents.

Jusqu’au 24 juillet, 3 avenue du Général Eisenhower, 8ème (accès square Jean Perrin). Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 20h. (22h les mercredis, vendredis et samedis). Entrée : 13 €/9 € (gratuit moins de 16 ans).  A voir en parallèle, jusqu’au 23 juillet sur les grilles du Jardin du Luxembourg, « Jardins Extraordinaires », une exposition de 80 photographies grand format. www.grandpalais.fr

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La formidable expo du grand Palais annonce d’emblée tout simplement son sujet ; ce qui laisse présager à la fois la simplicité de l’angle de vue et la richesse du propos. Et de fait, ce « Jardins », mélange parfait de botanique et d’artistique, n’a pas du tout vocation à nous faire réviser une fastidieuse histoire des espaces végétalisés dans le monde. D’abord parfaitement circonscrite à une époque donnée – de la Renaissance à aujourd’hui – comme à une zone géographique limitée – l’Europe, et plus particulièrement la France -, l’exposition laisse ensuite le visiteur libre de se promener comme dans un vrai jardin, aussi foisonnant que finalement maîtrisé. Peinture, herbiers, objets façon cabinet de curiosité, installations, outils, vidéo, gigantesque et minuscule, tout y est, pour donner à comprendre sans diriger, et du coup, sans grands textes explicatifs, remplacés par des citations bien senties. Celle de l’écrivain tchèque Karel Capek « Il y a cent manières de se créer un jardin : la meilleure est encore de prendre un jardinier. », donne le ton, pragmatique, décalé.

Pablo Picasso, Nu dans un jadin, 1934.
© Rmn-Grand Palais ( musée national Picasso-Paris) / René-Gabriel Ojéda/ Succession Picasso 2022

Du coup, on observe ce que les autres ont observé, de la Petite touffe d’herbe de Dürer aux visions contemporaines du génial photographe allemand Wofgang Tillmans (qui s’expose par ailleurs à la Tate Modern à Londres jusqu’au 11 juin). Et l’on se dit que décidément on ne sait pas regarder, comme quand on découvre l’immense mosaïque de terres multicolores récoltées au bord de la Loire par le Japonais Kôichi Kurita, ou qu’on peut nous tromper comme on veut, au vu des fleurs en verre des Blashka père et fils (plus vraies que nature) et puis même qu’on n’est pas grand-chose, en visionnant un film du studio de Ray & Charles qui remet en perspective l’infiniment petit et l’infiniment grand. Ceux qui n’imaginent pas une grande expo sans monstres d’artistes se seront déjà réjouis de rencontrer quelque Matisse ou Picasso. Ils terminent la visite en prenant leur temps dans une pièce dédiée à la peinture où s’alignent des œuvres sans personnages de Klimt, Caillebotte ou Berthe Morisot. Et tout le monde de ressortir de là, comme après un bon bol d’air. Rassérénés et contents.

Jusqu’au 24 juillet, 3 avenue du Général Eisenhower, 8ème (accès square Jean Perrin). Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 20h. (22h les mercredis, vendredis et samedis). Entrée : 13 €/9 € (gratuit moins de 16 ans).  A voir en parallèle, jusqu’au 23 juillet sur les grilles du Jardin du Luxembourg, « Jardins Extraordinaires », une exposition de 80 photographies grand format. www.grandpalais.fr

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