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Paris / Bons Plans

Musée Nissim de Camondo à Paris : histoire, collections et travaux

En bref

  • Le musée Nissim de Camondo, au 63 rue de Monceau (Paris 8e), est une maison-musée consacrée aux arts décoratifs français du XVIIIe siècle ; il est actuellement fermé pour rénovation.
  • Selon le site des Arts Décoratifs, la fermeture a commencé le 4 août 2024 et la réouverture est annoncée pour 2030 ; la presse avait d’abord évoqué le début de 2027.
  • L’hôtel particulier a été conçu par l’architecte René Sergent entre 1911 et 1914, d’après Wikipédia.
  • Moïse de Camondo l’a légué en 1935 à l’Union centrale des arts décoratifs, en mémoire de son fils Nissim, mort au combat en 1917.
  • En attendant, d’autres maisons de collectionneurs parisiennes restent ouvertes, comme le musée Cognacq-Jay.

Le musée Nissim de Camondo est un hôtel particulier du 8e arrondissement qui abrite une collection d’arts décoratifs français du XVIIIe siècle, mais il ne se visite pas pour le moment : le site des Arts Décoratifs indique qu’il est fermé pour rénovation depuis le 4 août 2024. Cette page rappelle l’histoire du lieu, ce que ses collections rassemblent et comment patienter jusqu’à sa réouverture.

Mis à jour en octobre 2026.

Le musée Nissim de Camondo est-il ouvert ?

Non : selon la page consultée du site des Arts Décoratifs, le musée est fermé pour travaux depuis le 4 août 2024 et sa réouverture est annoncée pour 2030. Ce calendrier a varié : lors de l’annonce de la fermeture, Sortiraparis évoquait une réouverture prévue pour le début de 2027. La date la plus fiable reste celle que publie le musée, à relire avant toute organisation de visite.

Ce point change la nature de ce guide : il ne s’agit plus de préparer une visite, mais de comprendre un lieu que l’on pourra retrouver plus tard. Le site du musée continue de proposer un catalogue d’œuvres consultable en ligne, utile pour se faire une idée des pièces et des ensembles conservés, comme la Grande Chambre, la Petite Étude, la Chambre bleue ou la Cuisine, mis en avant sur sa page.

Qui était Moïse de Camondo, et pourquoi ce musée porte-t-il le nom de Nissim ?

Moïse de Camondo a fait construire l’hôtel particulier pour y réunir sa collection d’art du XVIIIe siècle, puis il l’a légué par testament en 1935 à l’Union centrale des arts décoratifs, « en mémoire de son fils Nissim », selon Wikipédia. Nissim de Camondo (1892-1917), officier de l’aviation, est mort au combat pendant la Première Guerre mondiale.

La maison n’a donc jamais été un simple lieu d’exposition : elle a été pensée comme un cadre de vie, puis transformée en mémorial familial. Cette double lecture, demeure de collectionneur et hommage à un fils disparu, explique l’atmosphère particulière que lui prêtent les visiteurs.

À quoi ressemble l’hôtel particulier ?

L’édifice est l’œuvre de l’architecte René Sergent, qui l’a conçu entre 1911 et 1914. Wikipédia précise que son style néo-classique s’inspire du Petit Trianon de Versailles, et que le jardin a été dessiné par le paysagiste Achille Duchêne. Certains textes décrivent le bâtiment comme néo-Renaissance : c’est inexact, la référence est bien celle du classicisme français du XVIIIe siècle.

RepèreCe que l’on en saitSource
Adresse63 rue de Monceau, Paris 8eWikipédia
ArchitecteRené Sergent, construction de 1911 à 1914Wikipédia
JardinDessiné par Achille DuchêneWikipédia
Legs1935, à l’Union centrale des arts décoratifsWikipédia
StatutFermé pour rénovation depuis le 4 août 2024Site des Arts Décoratifs

Que contiennent les collections ?

Les collections rassemblent des meubles et des objets d’art français du XVIIIe siècle, parmi lesquels des pièces d’ébénistes réputés comme Riesener et Oeben, des porcelaines de Sèvres, des tapisseries et des bronzes, d’après Wikipédia. Leur intérêt tient à la cohérence de l’ensemble : les objets sont encore dans les pièces pour lesquelles un collectionneur les avait choisis, ce qui permet de comprendre comment une grande demeure parisienne était meublée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le musée a fermé en 1940 et les collections ont été évacuées vers le château de Valençay pour les protéger ; elles sont revenues progressivement à Paris entre 1945 et 1947, selon la même source. Cet épisode rappelle que la préservation de l’ensemble n’allait pas de soi.

Que faire à Paris en attendant la réouverture ?

Pour retrouver l’esprit d’une collection privée devenue musée, tournez-vous vers le musée Cognacq-Jay, autre maison de collectionneur consacrée au XVIIIe siècle, ou vers le Petit Palais. Le sujet des métiers qui ont produit ces meubles et ces bronzes est approfondi dans notre guide des artisans d’art parisiens.

La plaine Monceau se prête aussi à une promenade sans musée, dans l’esprit de la flânerie à Paris, et les amateurs de peinture trouveront d’autres adresses dans Paris et les peintres. Avant de vous déplacer vers un autre musée, vérifiez toujours ses jours d’ouverture sur son site officiel.

Questions fréquentes

Le musée Nissim de Camondo est-il ouvert aujourd’hui ?

Non. Le site des Arts Décoratifs indique une fermeture pour rénovation depuis le 4 août 2024, avec une réouverture annoncée pour 2030. Des articles de presse publiés lors de la fermeture évoquaient plutôt le début de 2027 : fiez-vous à la date affichée par le musée lui-même.

Où se trouve le musée Nissim de Camondo ?

Il occupe un hôtel particulier au 63 rue de Monceau, dans le 8e arrondissement de Paris, d’après Wikipédia. Le quartier, la plaine Monceau, est résidentiel et proche du parc du même nom. Le musée étant fermé, l’adresse sert surtout de repère pour une promenade dans le quartier.

Qui a construit l’hôtel particulier du musée ?

L’architecte René Sergent l’a conçu entre 1911 et 1914 pour Moïse de Camondo. Son style néo-classique s’inspire du Petit Trianon de Versailles, selon Wikipédia, et non d’un modèle néo-Renaissance comme on le lit parfois. Le jardin est l’œuvre du paysagiste Achille Duchêne.

Pourquoi le musée porte-t-il le nom de Nissim ?

Moïse de Camondo a légué sa demeure et ses collections à l’Union centrale des arts décoratifs en 1935, en mémoire de son fils Nissim. Né en 1892, officier de l’aviation, Nissim est mort au combat en 1917. Le musée est donc à la fois une collection et un hommage familial.

Que peut-on voir dans les collections ?

Le musée conserve des meubles et objets d’art français du XVIIIe siècle : pièces d’ébénistes comme Riesener et Oeben, porcelaines de Sèvres, tapisseries et bronzes, d’après Wikipédia. Le site des Arts Décoratifs propose en outre un catalogue d’œuvres en ligne, consultable pendant la fermeture du bâtiment.

Quel musée visiter à Paris en attendant sa réouverture ?

Le musée Cognacq-Jay, également installé dans un hôtel particulier et tourné vers le XVIIIe siècle, offre une approche voisine. Le Petit Palais est une autre option pour les arts décoratifs et la peinture. Dans les deux cas, contrôlez les horaires et les éventuels travaux sur le site du musée.

Sources

  • Les Arts Décoratifs (MAD Paris) : page du musée Nissim de Camondo — statut de fermeture pour rénovation et date de réouverture annoncée
  • Wikipédia : article « Musée Nissim-de-Camondo » — adresse, architecte, dates de construction, legs de 1935, collections
  • Sortiraparis : article sur la fermeture pour travaux du musée Nissim de Camondo — existence de la fermeture et date de réouverture initialement évoquée

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