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Paris

Quartier Saint Paul | Histoire de Paris

Collé à la muraille de Philippe Auguste, le quartier Saint-Paul se développe dès le 14e siècle grâce à la protection royale. Il conserve aujourd’hui, en dépit des siècles passés, quelques joyaux, témoins de son histoire florissante.

Le village Saint-Paul

© La Tête en L’Air

Le village Saint-Paul est créé en 1358 par Charles V, qui fait l’achat de terrains pour y construire son hôtel Saint-Paul (nom d’une basilique voisine). Le village intègre la paroisse royale et prospère à l’ombre de la vieille muraille de Philippe Auguste (elle est encore visible rue des Jardins Saint-Paul, le long du terrain de jeu) jusqu’à la vente par François 1er de la résidence royale. Celle-ci est totalement détruite au profit d’immeubles pour particuliers. Des antiquaires redonnent ses lettres de noblesses au village à la fin des années 1980. En plus des cours intérieures et d’une atmosphère authentique en plein cœur de Paris, on peut y trouver une grande diversité d’antiquités.

Rues Saint-Paul, Ave Maria, Charlemagne, Paris 4e
M° Saint-Paul

L’hôtel de Sens – Bibliothèque Forney

© La Tête en L’Air

Demeure des archevêques de Sens au Moyen-Âge, l’hôtel est un rare exemple parisien du gothique flamboyant. Il avait la particularité d’avoir une partie civile (corps de logis) et militaire (sentinelles et tour). Après leur départ, Marguerite de Navarre, ancienne reine de France suite à son divorce avec Henri IV, s’y installe quelques temps. Saisi à la Révolution Française et malmené par les propriétaires successifs au 19e siècle, l’hôtel est racheté par la ville en 1911. Elle y installe, après une campagne de rénovation, la bibliothèque Forney. Sur la façade d’entrée, on aperçoit un boulet encastré dans une pierre. Il aurait été tiré lors de la Révolution des Trois Glorieuses en juillet 1830.

1 rue du Figuier, 4e
M° Saint-Paul ou Pont Marie

Les maisons de la rue François Miron

© La Tête en L’Air

Les maisons à colombage étaient l’apanage des demeures médiévales. Pourtant, dès 1508, on interdit les constructions en saillie qui risquent de s’effondrer. Puis, en 1607, on ordonne de couvrir les pans de bois avec du plâtre pour réduire les risques d’incendies. Ces particularités architecturales disparaissent petit à petit. Il en demeure peu dans la capitale. Celles de la rue Miron, à l’enseigne du Faucheur au n°11 et à l’enseigne du Mouton au n° 13, datent du 16e siècle. Leur restauration dans les années 1960 fait réapparaître leur beauté d’antan. Dans la même rue, on peut visiter la maison d’Ourscamp, qui possède un magnifique cellier à voûtes.

11, 13 et 44 rue François Miron, 4e
M° Saint-Paul

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