- Trois lieux résument l’histoire du quartier des Halles : la fontaine des Innocents (ancien cimetière), la rue de la Ferronnerie (assassinat d’Henri IV) et l’église Saint-Eustache.
- Henri IV a été assassiné par Ravaillac le 14 mai 1610 dans la rue de la Ferronnerie, en face du no 11 selon Wikipédia ; une plaque au sol marque l’endroit.
- Saint-Eustache a été commencée en 1532 et achevée en 1633 ; elle abrite un grand orgue de 101 jeux et un triptyque de Keith Haring, selon Wikipédia.
- Les trois sites sont très proches les uns des autres et se visitent à pied.
Pour comprendre le quartier des Halles, il faut regarder au-delà du centre commercial : le secteur concentre un ancien cimetière, la scène d’un régicide et l’une des grandes églises de Paris. Zola en avait fait le « Ventre de Paris » dans son roman du même nom, en référence au marché central qui y a longtemps nourri la capitale.
Mis à jour en octobre 2026.
Que reste-t-il du cimetière des Innocents ?
Presque rien, sinon la fontaine des Innocents, place Joachim-du-Bellay (1er arrondissement). Selon Wikipédia, cette fontaine Renaissance a été conçue par l’architecte Pierre Lescot et le sculpteur Jean Goujon sous le règne d’Henri II, pour célébrer l’entrée du roi dans Paris après son sacre. Elle a été déplacée à deux reprises : en 1788, lorsque l’église voisine a été démolie et le cimetière vidé, puis vers 1860, quand un square a remplacé le marché. Sa dernière restauration, annoncée en 2019, s’est achevée en 2024.
Le cimetière des Innocents a laissé la mémoire d’un lieu surpeuplé et insalubre ; le déplacement des ossements est lié à l’histoire des catacombes, que détaille notre article sur les Catacombes de Paris.
Où Henri IV a-t-il été assassiné ?
Dans la rue de la Ferronnerie, dans le 1er arrondissement. Selon Wikipédia, le roi a été tué le 14 mai 1610, vers 16 heures, en face du no 11, alors qu’il se rendait chez Sully, malade, à l’Arsenal. La rue était alors étroite et encombrée, d’environ quatre mètres de large. L’assassin, François Ravaillac, a été arrêté. Une plaque au sol, ornée de trois fleurs de lys, marque l’emplacement, complétée par une plaque murale.
Le nom de la rue vient des ferronniers installés ici en 1229 avec l’autorisation de Saint Louis, d’après la même source. Pour situer ce roi dans son siècle, lisez les personnages qui ont fait Paris.
Pourquoi l’église Saint-Eustache est-elle si singulière ?
Parce qu’elle mêle gothique et Renaissance. Selon Wikipédia, la première pierre a été posée en 1532 et l’église n’a été achevée qu’en 1633, après de multiples difficultés de financement ; Viollet-le-Duc la jugeait un hybride confus de traditions architecturales. La tour sud de la façade occidentale est restée inachevée.
À l’intérieur, le grand orgue compte 101 jeux répartis sur cinq claviers, selon la même source ; il a été largement reconstruit en 1989 par le facteur néerlandais van den Heuvel. La chapelle Saint-Vincent-de-Paul abrite un triptyque en bronze de Keith Haring, La Vie du Christ, déposé par la Ville de Paris. Les horaires de visite et de concerts changent : consultez le site de la paroisse.
| Lieu | Repère historique | À regarder |
|---|---|---|
| Fontaine des Innocents | Cimetière vidé en 1788 | Sculptures Renaissance, restauration de 2024 |
| Rue de la Ferronnerie | Assassinat d’Henri IV, 1610 | Plaque au sol aux fleurs de lys |
| Église Saint-Eustache | 1532-1633 | Orgue, triptyque de Keith Haring |
Comment visiter ces lieux ?
- Partez de la station Châtelet-Les Halles et rejoignez la fontaine des Innocents.
- Marchez jusqu’à la rue de la Ferronnerie et cherchez la plaque au sol.
- Terminez par Saint-Eustache, de préférence en dehors des offices.
Comptez une heure et demie à pied. Pour prolonger la sortie, voyez notre city-guide de Châtelet-Les Halles et la page sur Paris disparu, qui montre d’autres lieux transformés.
Pour aller plus loin : Quartier de Montparnasse : trois lieux pour le lire autrement.
Questions fréquentes
Pourquoi les Halles étaient-elles surnommées le Ventre de Paris ?
Parce que le marché central y a longtemps approvisionné la capitale. L’expression a été popularisée par Émile Zola, dont un roman porte ce titre. Le marché a ensuite disparu du quartier, mais le surnom reste associé aux Halles dans l’imaginaire parisien.
Que représentait le cimetière des Innocents ?
C’était un grand cimetière du centre de Paris, devenu surpeuplé et insalubre. Selon Wikipédia, il a été vidé en 1788, lors de la démolition de l’église voisine, et la fontaine des Innocents a été déplacée à cette occasion. Son souvenir passe par la fontaine, seul élément visible.
Pourquoi la fontaine des Innocents est-elle importante ?
Elle est un chef-d’œuvre de la Renaissance, attribué à Pierre Lescot et Jean Goujon, et l’un des rares éléments anciens du quartier. Classée monument historique, elle a été restaurée et remise en eau en 2024, selon Wikipédia. Elle rappelle aussi l’ancien cimetière voisin.
Où Henri IV a-t-il été assassiné ?
Rue de la Ferronnerie, à Paris, le 14 mai 1610, par François Ravaillac, selon Wikipédia. Le carrosse du roi circulait dans une rue très étroite quand il a été frappé. Une plaque au sol, ornée de trois fleurs de lys, marque l’emplacement à hauteur du no 11.
Que voir à l’intérieur de l’église Saint-Eustache ?
Le grand orgue, l’un des plus grands de France avec 101 jeux, et le triptyque La Vie du Christ de Keith Haring, dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul, déposé par la Ville de Paris. L’architecture, mêlant gothique et Renaissance, vaut aussi le détour.
Comment visiter facilement ces lieux ?
Les trois sites sont proches et se parcourent à pied depuis la station Châtelet-Les Halles. Vérifiez les horaires d’ouverture de l’église avant de venir, et privilégiez le matin pour la rue de la Ferronnerie, plus calme avant l’affluence des commerces du centre.
Sources
- Wikipédia : Fontaine des Innocents — conception, déplacements de 1788 et 1860, restauration de 2024
- Wikipédia : Rue de la Ferronnerie — assassinat d’Henri IV, plaque commémorative, origine du nom
- Wikipédia : Église Saint-Eustache de Paris — construction de 1532 à 1633, orgue, triptyque de Keith Haring

