Le 8 mars ne se résume pas à des promotions opportunistes. Si tu veux vraiment profiter de la Journée internationale des droits des femmes, le plus intéressant est souvent ailleurs : dans des événements culturels, des rencontres, des projections et des temps d’échange qui parlent de santé des femmes, d’égalité, de sexualité, de harcèlement ou encore de féminités et de genres. Dans la pratique, ces rendez-vous te permettent de t’informer, de débattre et de soutenir des structures engagées, tout en vivant une sortie utile et concrète.
L’essentiel a retenir : le 8 mars peut être une vraie journée d’engagement, pas seulement une opération marketing.
- Des événements culturels permettent de parler santé, règles, endométriose et égalité.
- Plusieurs rendez-vous soutiennent des associations comme la Maison des femmes.
- Les projections et conférences aident à mieux comprendre les luttes féministes.
- Des formats festifs existent aussi pour célébrer les féminités et les identités queer.
- La plupart des événements sont gratuits ou à petit prix, souvent sur inscription.
- Le 8 mars est aussi l’occasion de consommer autrement, en soutenant des initiatives utiles.
Une journée dédiée à la santé des femmes et un concert caritatif au Point Éphémère
Le collectif Cervyx investit le Point Éphémère toute la journée du 8 mars avec une programmation pensée pour informer, faire dialoguer et lever les tabous. Concrètement, dès 13 heures, des tables rondes réunissent gynécologues, sexologues, psychiatres et militantes autour de la santé des femmes. Ce type de format est précieux si tu es dans une situation où tu cherches à mieux comprendre ton corps, à mettre des mots sur des symptômes ou à savoir vers qui te tourner.
Dans la pratique, le sujet ne reste pas théorique : des ateliers sont aussi prévus pour parler des règles et de l’endométriose, deux thèmes encore trop souvent minimisés. Si tu rencontres ce problème, ce genre d’événement peut t’aider à sortir de l’isolement, à identifier des pistes de prise en charge et à entendre des témoignages qui ressemblent au tien. Le soir, deux concerts de chanteuses soul sont organisés au profit de la Maison des femmes, une structure d’accueil essentielle pour les victimes de violences à Saint-Denis. Ce que cela change pour toi : tu passes d’une simple sortie à un geste de soutien concret.
Le point Éphémère
200 Quai de Valmy, 75010 Paris
Entrée libre de 13h à 20h, concerts dès 20h30 à 7 € en prévente et 10 € sur place
Une projection au Pavillon des Canaux : « Mon nom est Clitoris »
Du 1er au 31 mars, le Pavillon des Canaux devient un véritable QG des luttes féministes avec le festival « POP MEUFS ». Si tu te demandes comment relier culture et engagement, c’est un bon exemple : table ronde sur l’écoféminisme, permanences d’écoute pour les femmes en difficulté, conférence sur le sexisme dans les médias… La programmation ne cherche pas seulement à sensibiliser, elle propose aussi des espaces concrets d’accueil et de parole.
Le 8 mars, entre 17h et 19h, la projection du documentaire Mon nom est Clitoris fait partie des temps forts. Le film donne la parole à des femmes qui racontent face caméra leur parcours sexuel, sans détour et sans honte. C’est particulièrement utile si tu veux mieux comprendre la place du plaisir, du consentement et de l’éducation sexuelle dans les parcours féminins. En réalité, ce type de documentaire rappelle que la vie intime n’est jamais totalement séparée du social et du politique. Si tu hésites encore, retiens surtout ceci : c’est une projection gratuite, accessible, et pensée pour ouvrir la discussion.
Le Pavillon des Canaux
39 quai de la Loire, 75019 Paris
Projection gratuite, de 17h à 19h
Une journée féministe et queer au 6B
Les luttes féministes et les combats pour les droits des minorités sexuelles sont de plus en plus liés, et le 6B le met très clairement en scène. Ici, l’idée n’est pas de faire une conférence austère, mais une journée festive, ludique et inclusive. Concrètement, tu peux y trouver des ateliers de maquillage Drag Queen, un spectacle de danse, une performance Drag King, des contes sur les femmes de courage, un concert de reprises punk de Barbara et des DJ sets.
Ce format est intéressant si tu cherches un événement qui ne se contente pas de “parler de diversité”, mais qui la montre et la fait vivre. Dans les faits, ce type de programmation aide à déconstruire les normes de genre sans culpabiliser ni moraliser. C’est aussi un bon choix si tu veux venir en groupe, avec des ami·es, et vivre une soirée où l’on célèbre les féminités sous toutes leurs formes. Le conseil d’expert : si tu veux éviter l’attente, arrive tôt, car l’entrée libre attire souvent beaucoup de monde.
Le 6B
6-10 Quai de Seine, 93200 Saint-Denis
Entrée libre, de 14h à minuit
Une conférence sur le féminisme dans les médias au Ground Control
Si tu t’intéresses à la manière dont les luttes féministes sont racontées dans l’espace public, cette conférence au Ground Control mérite le détour. Mymy, rédactrice en chef de madmoiZelle.com, échange avec des journalistes et des militantes autour d’une question très concrète : comment garder l’espoir quand on parle des combats pour l’égalité ? Ce n’est pas anodin, car la façon dont les médias traitent ces sujets influence directement ce que le grand public comprend, retient ou banalise.
Dans la pratique, cette rencontre montre qu’il existe aussi des formes de journalisme plus positives, plus constructives, parfois appelées “feel good”, qui ne nient pas les difficultés mais évitent de saturer l’attention avec de mauvaises nouvelles. Si tu travailles dans la communication, le journalisme, les RH ou l’éducation, tu peux y trouver des idées utiles pour mieux transmettre sans décourager. L’événement est gratuit sur inscription, ce qui le rend d’autant plus accessible.
Le Ground Control
81 rue du Charolais, 75012 Paris
Entrée libre sur inscription, de 15h à 17h
Un stage de théâtre pour rire du harcèlement de rue au FGO Barbara
Le harcèlement de rue laisse souvent de la colère, de la fatigue et un sentiment d’impuissance. La compagnie des Filles de Joie propose une réponse originale : transformer cette colère en matière théâtrale et en rire. Si tu as déjà été confrontée à des remarques déplacées, des regards insistants ou des approches absurdes, tu sais à quel point il peut être difficile de trouver une soupape. Ici, le théâtre devient un outil de reprise de pouvoir.
Le stage se déroule l’après-midi, avec des temps de réflexion, de relaxation, d’élocution et d’écriture. Les participantes travaillent sur les techniques d’approche les plus ridicules des harceleurs pour en faire une performance humoristique. Concrètement, cela permet de nommer les mécanismes de domination sans les banaliser. Et si tu veux aller plus loin, une restitution est prévue sur la scène de Main d’Œuvres à Saint-Ouen. Le point important : il ne s’agit pas seulement de “rire du problème”, mais de transformer une expérience pénible en expression collective.
FGO Barbara
1, rue Fleury, 75018 Paris
Stage de midi à 18h, tarifs entre 100 et 60 €
Soirée Ô les Filles
En amont du dimanche 8 mars, le CENTQUATRE et Arte proposent une soirée pensée comme un vrai moment de célébration. On commence avec la projection de Haut Les Filles !, un film où Jeanne Added, Jehnny Beth, Brigitte Fontaine ou encore Elli Medeiros racontent leurs vies de rockeuses. Ce genre de film est intéressant parce qu’il donne à voir des parcours de femmes artistes souvent moins visibles dans les récits musicaux classiques.
Ensuite, la soirée se poursuit avec un karaoké orchestré par ARTE Concert, largement centré sur les chanteuses, puis un DJ set des Pétroleuses. Dans les faits, cette programmation mélange plaisir, mémoire et sororité. Si tu cherches une sortie plus festive que militante, mais qui garde du sens, c’est probablement l’option la plus simple à partager entre ami·es. Ce que cela change pour toi : tu peux participer au 8 mars sans choisir entre culture, fête et engagement.
Soirée ô les Filles Samedi 7 mars à partir de 19h
104 CENTQUATRE
5 rue Curial, Paris 18e
Toutes les infos : ici
Pourquoi ces événements sont plus utiles qu’une simple opération commerciale
Si tu es dans une logique de consommation plus consciente, ces rendez-vous ont un intérêt évident : ils donnent du contenu, du sens et de la visibilité à des sujets souvent invisibilisés le reste de l’année. Contrairement aux offres marketing du 8 mars, ils ne réduisent pas les femmes à des stéréotypes. Ils parlent de santé, de plaisir, de violences, de médias, de genre et de culture avec nuance et précision.
Dans la majorité des cas, ce type d’événement est aussi plus utile parce qu’il crée un effet de réseau : tu y rencontres des associations, des professionnelles de santé, des militantes ou d’autres personnes concernées. En pratique, cela peut te permettre de repartir avec des ressources concrètes, des contacts, ou simplement le sentiment d’être mieux informé. Si tu hésites encore, pose-toi une question simple : est-ce que cette sortie me divertit seulement, ou est-ce qu’elle m’apporte aussi quelque chose de durable ?
Comment choisir l’événement qui te correspond
Le bon choix dépend surtout de ce que tu cherches vraiment. Si tu veux mieux comprendre ton corps ou parler de santé menstruelle, le Point Éphémère est le plus pertinent. Si tu préfères une approche documentaire et intime, le Pavillon des Canaux est une bonne porte d’entrée. Si tu veux une ambiance plus festive et inclusive, le 6B ou la soirée Ô les Filles seront plus adaptés. Et si tu veux réfléchir à la manière dont les luttes féministes sont racontées, la conférence au Ground Control est particulièrement intéressante.
Concrètement, l’erreur fréquente consiste à choisir uniquement en fonction du lieu ou du prix. Bien sûr, ce sont des critères importants, mais l’intention compte autant. Demande-toi aussi : est-ce que j’ai envie d’écouter, de participer, de rencontrer, de soutenir ou simplement de découvrir ? C’est souvent ce point qui fait la différence entre une sortie “sympa” et un événement vraiment marquant.
Les erreurs fréquentes à éviter le 8 mars
La première erreur, c’est de penser que le 8 mars se limite à un cadeau ou à une offre promotionnelle. Ce raccourci vide complètement la journée de son sens. La deuxième, c’est de croire qu’il faut déjà être “expert” en féminisme pour participer : en réalité, ces événements sont justement faits pour apprendre, poser des questions et avancer sans jugement.
Autre piège courant : se concentrer uniquement sur les événements les plus visibles, alors que les formats les plus utiles sont parfois les plus discrets, comme une table ronde, une projection ou une permanence d’écoute. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’intérêt des événements gratuits ou sur inscription : ils sont souvent très demandés, donc mieux vaut vérifier les horaires, réserver si nécessaire et arriver un peu en avance.
FAQ
Une journée dédiée à la santé des femmes et un concert caritatif au Point Éphémère
Oui, cet événement est bien consacré à la santé des femmes et se termine par un concert caritatif. Il propose des tables rondes, des ateliers sur les règles et l’endométriose, puis des concerts au profit de la Maison des femmes. C’est une bonne option si tu veux à la fois t’informer et soutenir une cause utile.
Une projection au Pavillon des Canaux : « Mon nom est Clitoris »
Oui, le 8 mars, le Pavillon des Canaux programme la projection gratuite du documentaire Mon nom est Clitoris. La séance a lieu de 17h à 19h dans le cadre du festival POP MEUFS. Le film donne la parole à des femmes sur leur parcours sexuel et ouvre la discussion sur l’intime et le politique.
Une journée féministe et queer au 6B
Oui, le 6B organise une journée féministe et queer avec une programmation festive et gratuite. Tu y trouveras des ateliers, des performances Drag Queen et Drag King, des spectacles et des DJ sets. L’événement dure de 14h à minuit et met en avant les féminités sous toutes leurs formes.
Une conférence sur le féminisme dans les médias au Ground Control
Oui, une conférence sur le féminisme dans les médias est prévue au Ground Control. Elle réunit Mymy, des journalistes et des militantes pour réfléchir à la manière de parler des luttes féministes sans perdre espoir. L’entrée est libre sur inscription, de 15h à 17h.
Un stage de théâtre pour rire du harcèlement de rue au FGO Barbara
Oui, le FGO Barbara propose un stage de théâtre autour du harcèlement de rue. L’idée est de transformer la colère en performance humoristique, avec des temps de réflexion, de relaxation et d’écriture. Le stage se déroule de midi à 18h, avec un tarif compris entre 60 et 100 euros.
Soirée Ô les Filles
Oui, la soirée Ô les Filles a lieu au CENTQUATRE le samedi 7 mars à partir de 19h. Elle combine la projection de Haut Les Filles !, un karaoké ARTE Concert et un DJ set. C’est une sortie festive qui met en avant des artistes femmes et une ambiance sororale.
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