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Paris / Bons Plans

8 photographes qui ont immortalisé Paris au XXe siècle

En bref

  • Huit photographes ont façonné l’image de Paris au XXe siècle : Brassaï, Capa, Erwitt, Cartier-Bresson, Barbey, Riboud, Doisneau et Ronis.
  • Brassaï publie Paris de nuit en 1932, selon Wikipédia ; Doisneau et Ronis incarnent la photographie humaniste du Paris populaire.
  • Capa, Cartier-Bresson, Riboud, Erwitt et Barbey sont liés à l’agence Magnum Photos, fondée en 1947.
  • La Fondation Henri-Cartier-Bresson, à Paris, et la maison Robert-Doisneau, à Gentilly, conservent leurs œuvres.

Les photographes de Paris du XXe siècle n’ont pas tous montré la même ville : Brassaï la nuit, Doisneau et Ronis le Paris populaire, Cartier-Bresson l’instant juste, Barbey les rues de Mai 68 en couleur. Voici huit noms qui ont fixé le regard sur la capitale, avec ce que les sources permettent d’affirmer de chacun et des repères pour voir leurs images aujourd’hui.

Mis à jour en octobre 2026.

Quels photographes retenir pour Paris ?

PhotographeRegard sur ParisRepère
BrassaïParis de nuitLivre Paris de nuit, 1932
Henri Cartier-BressonInstant décisif, reportageCofondateur de Magnum, 1947
Robert CapaReportage de guerreCofondateur de Magnum, 1947
Robert DoisneauParis populaire, banlieueLe Baiser de l’hôtel de ville
Willy RonisHumanisme, quartiersGrand prix national, 1979
Marc RiboudPoésie du quotidienLe Peintre de la tour Eiffel, 1953
Elliott ErwittHumour et ironieMagnum dès 1953
Bruno BarbeyReportage en couleurMai 68 à Paris

Brassaï et Cartier-Bresson : la nuit et l’instant décisif

Né en Hongrie en 1899, Brassaï s’installe à Paris en 1924, à Montparnasse. Son livre Paris de nuit, publié en 1932, rencontre un grand succès et lui vaut le surnom d’« œil de Paris », selon Wikipédia. Il obtient le Grand prix national de la photographie en 1978.

Henri Cartier-Bresson est associé à l’« instant décisif », expression qu’il jugeait lui-même moins nuancée que celle de « prise de vue photographique ». Il cofonde Magnum Photos en 1947 avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger. Pendant la guerre, il documente la Libération de Paris ; la Fondation Henri-Cartier-Bresson, créée à Paris en 2003, conserve son œuvre. Pour situer ces images dans l’histoire de la ville, voyez le cocon Histoire de Paris : récits, époques et lieux de mémoire.

Doisneau et Ronis : le Paris populaire et humaniste

Robert Doisneau, né à Gentilly en 1912, est l’un des photographes français les plus populaires du siècle. Il rejoint l’agence Rapho en 1946 et photographie l’actualité parisienne, le Paris populaire, la banlieue et les enfants des écoles. Son image la plus connue reste Le Baiser de l’hôtel de ville. Il reçoit le Grand prix national de la photographie en 1983, et la maison de la photographie Robert-Doisneau ouvre à Gentilly en 1992.

Willy Ronis, né à Paris en 1910, appartient à la même photographie humaniste, qu’il définissait comme le regard du photographe qui aime l’humanité, attentif à la tendresse et à la spontanéité. Il reçoit le Grand prix national de la photographie en 1979. Il a fait don de ses archives à l’État, aujourd’hui conservées à la Médiathèque du patrimoine et de la photographie, qui détient 82 000 négatifs.

Capa, Riboud, Erwitt et Barbey : le reportage sous toutes ses formes

Robert Capa, né Endre Friedmann à Budapest en 1913, est considéré comme un pionnier du photoreportage de guerre ; il cofonde Magnum en 1947. Marc Riboud, ingénieur de formation, devient photographe en 1952 ; son Peintre de la tour Eiffel, publié dans Life en 1953, lui ouvre les portes de Magnum. Son archive de 50 000 négatifs, diapositives et tirages a été donnée au musée Guimet en 2016.

Elliott Erwitt, né à Neuilly-sur-Seine en 1928, rejoint Magnum en 1953 à l’invitation de Capa et se distingue par un noir et blanc teinté d’humour. Bruno Barbey, né au Maroc en 1941, entre à Magnum en 1966 et en devient membre à part entière en 1968 ; il documente Mai 68 à Paris et contribue à faire reconnaître le photoreportage en couleur, à une époque dominée par le noir et blanc. Pour comparer ces regards avec l’histoire des peintres de la ville, lisez Paris et les peintres.

Où voir leurs images aujourd’hui ?

Plusieurs lieux conservent ou montrent ces œuvres : la Fondation Henri-Cartier-Bresson à Paris, la maison Robert-Doisneau à Gentilly et le centre d’art Le Bal, dans le 18e arrondissement, dont la librairie est spécialisée dans la photographie, avec des livres neufs et rares, des tirages et des éditions limitées, d’après son site. Le Centre Pompidou, souvent cité pour ses expositions, est en transformation de 2025 à 2030, avec une programmation hors les murs. Les expositions changent : consultez le site de chaque lieu. Pour d’autres adresses, le cocon La photographie à Paris recense lieux, expositions et spots.

Comment regarder une photographie de Paris ?

  1. Observez la lumière, les lignes de fuite et le décor.
  2. Cherchez les personnages secondaires, souvent au cœur de l’histoire.
  3. Demandez-vous ce que l’image dit du moment : fête, tension, reconstruction.
  4. Notez ce que le photographe laisse hors champ.
  5. Comparez plusieurs vues du même lieu par des photographes différents.

Pour prolonger avec les arts plastiques, voyez 8 grands noms de l’art moderne ayant vécu à Paris.

Pour aller plus loin : Lieux emblématiques de Mai 68 à Paris.

Questions fréquentes

Quels sont les grands photographes de Paris au XXe siècle ?

Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, Robert Doisneau, Willy Ronis, Marc Riboud, Elliott Erwitt et Bruno Barbey comptent parmi les plus cités. Ils ont montré Paris sous des angles différents : nuit, reportage, humanisme, humour ou couleur.

Pourquoi Brassaï est-il associé au Paris nocturne ?

Parce que son livre Paris de nuit, publié en 1932, rencontre un grand succès, selon Wikipédia, et lui vaut le surnom d’« œil de Paris ». Il y montre un Paris de rues, de cafés et de silhouettes, loin de la carte postale.

Qu’est-ce que Magnum Photos ?

Une coopérative de photographes fondée en 1947 par Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, David Seymour, William Vandivert et George Rodger, d’après Wikipédia. Riboud, Erwitt et Barbey l’ont rejointe, entre 1953 et 1966, et lui doivent une partie de leur renommée.

Qui est l’auteur du Baiser de l’hôtel de ville ?

Robert Doisneau, photographe humaniste né à Gentilly en 1912, dont c’est l’image la plus connue. Il photographie surtout le Paris populaire, la banlieue et les enfants. La maison de la photographie Robert-Doisneau a ouvert à Gentilly en 1992.

Quelle différence entre Doisneau et Ronis ?

Tous deux relèvent de la photographie humaniste, attentive aux gens ordinaires. Doisneau est surtout connu pour son regard sur le Paris populaire et la banlieue ; Ronis pour sa tendresse et sa spontanéité, ses photographies de quartiers et de mouvements sociaux, d’après Wikipédia.

Où voir les œuvres de ces photographes ?

À la Fondation Henri-Cartier-Bresson, à Paris, à la maison Robert-Doisneau, à Gentilly, et dans les expositions des musées et centres d’art. Le Bal propose une librairie spécialisée en photographie. Consultez le site de chaque lieu pour les expositions en cours.

Sources

  • Wikipédia : Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Capa — dates, Magnum, Paris de nuit, Fondation HCB
  • Wikipédia : Robert Doisneau, Willy Ronis — parcours, prix, archives
  • Wikipédia : Marc Riboud, Elliott Erwitt, Bruno Barbey — Magnum, Mai 68, archives
  • Le Bal : site officiel — librairie spécialisée en photographie

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